Se préparer à Pâques
avec les chrétiens d’Irak
L’opération intitulée
« Se préparer à Pâques avec les
chrétiens d’Irak » est organisée
par Pax
Christi France en partenariat avec Justice
et Paix, la Fédération
protestante de France, l’œuvre
d’Orient et le réseau Chrétiens
de la Méditerranée.
Elle débutera le 12 janvier à Paris avec le
concert « Liturgies pour la paix », à l’église
Saint-Eustache, à Paris. Ce même soir, la comédienne
Marie-Christine Barrault a lu un appel à la solidarité
écrit par l’écrivain Jean
d’Ormesson. Toutes les communautés chrétiennes
étaient invitées à lire cet appel, le
13 janvier, au cours des offices dominicaux et à y
répondre en envoyant elles-mêmes des messages
d’amitié et de soutien aux communautés
chrétiennes d’Irak.
Pax Christi conduira par ailleurs en février une délégation
de responsables chrétiens français en Irak conduite
par Mgr Marc Stenger. Au retour, la délégation
informera les autorités religieuses et civiles de France
de ce qu’elle a vu et entendu.
Enfin, la dernière étape commencera le 16 mars,
dimanche des Rameaux avec une messe télévisée
du « Jour du Seigneur » en direct de l’Église
Saint-Eustache et un concert à de Lyon. Le chœur
de l’abbaye de Sylvanès
y interprètera la « Passion du Christ »,
oratorio d’André Gouzes. Du dimanche des Rameaux
à Pâques, les communautés chrétiennes
célèbreront la Passion, la mort et la résurrection
du Christ en communion avec leurs frères et sœurs
d’Irak.
Pour en savoir plus sur la situation des chrétiens
en Orient et plus particulièrement des chrétiens
d’Irak, consultez :
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Entretien avec Mgr Marc Stenger, évêque
de Troyes et président de Pax Christi France. |
• Quel est le sens de l’opération
initiée par Pax Christi-France ?
Cette opération a pour dessein de faire entendre le
cri de ces hommes et de ces femmes qui souffrent, de témoigner
de leur situation réelle et de leurs attentes auprès
des chrétiens de France, mais aussi du gouvernement
français. Il est important que nous rejoignions la
vie de ces chrétiens pour qu’ils ne se sentent
pas seuls dans ce qu’ils ont à vivre. Personne
ne peut affronter de telles réalités s’il
se sent abandonné de tous.
« Se préparer à Pâques avec les
chrétiens d’Irak » est tout sauf une entreprise
de commisération. Notre cœur est touché
par la situation dramatique de ces hommes et de ces femmes,
mais l’opération n’a pas pour objectif
d’apaiser notre peine.
• Malgré le drame qu’ils vivent,
les chrétiens d’Irak peuvent-ils encore être
des acteurs de paix ?
Cela est difficile pour eux vu la situation actuelle. Ils
sont ballotés, pris en tenailles. Sur leurs têtes
s’amoncellent soupçons, menaces, exclusions…
Leur présence sur place est toutefois essentielle.
Ils ont une vocation particulière à être
des ponts entre deux mondes, entre deux cultures, à
être des médiateurs pour un dialogue entre l’Orient
et l’Occident. Ils appartiennent à ce monde,
leur foi est enracinée dans cette terre.
Ils ne pourront remplir cette mission sans sentir notre soutien,
notre encouragement. C’est la condition même pour
que la paix puisse émerger.
• Qu’attendez-vous des chrétiens
de France ?
Nous sommes les héritiers des chrétiens d’Orient.
Je considère que c’est notre devoir de leur rendre
hommage. Quand les parents sont dans la peine et l’épreuve,
les fils doivent se tourner vers eux. Nous avons une responsabilité
à leur égard pour qu’ils puissent vivre
sur leur terre ou soient accueillis.
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