| Dimanche
des Rameaux - Entrée
en Semaine sainte
Six jours avant la Pâque
juive (1), Jésus retourne à Jérusalem.
La foule a tapissé le sol de Rameaux verts pour l’acclamer
lors de son entrée dans la ville.
C’est en mémoire de ce jour
que les catholiques portent des rameaux (de buis, oliviers,
lauriers ou palmiers, selon les régions. Ces rameaux,
une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles
qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques
du peuple de Dieu à la suite du Christ .
(1) La Pâque
juive fête la sortie d’Egypte par les Hébreux
après 400 ans d’esclavage
Le dimanche qui précède la
fête de Pâques, appelé « dimanche
des Rameaux et de la Passion », l’Église
célèbre solennellement, avant la messe, l’entrée
messianique du Seigneur à Jérusalem, telle que
les quatre évangiles la rapportent : « La foule
nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus
venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux
des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient
: Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur
» (Jn 12, 12-13).
Ces paroles sont chantées comme Antienne
d’ouverture au lieu, différent de l’église,
où les fidèles se sont réunis : après
une brève allocution, le célébrant bénit
les rameaux (en Occident, il s’agit ordinairement non
de palmes, mais de buis ou de lauriers) ; le diacre ou, à
son défaut, un prêtre, lit le récit évangélique
de l’entrée messianique de Jésus et l’on
se rend en procession jusqu’à l’église.
La messe de la Passion commence alors par
la Prière d’ouverture. La tradition chrétienne
veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux
bénits, pour en orner les croix dans les maisons :
geste de vénération et de confiance envers le
Crucifié.
Source : Dom Robert
Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD,
tous droits réservés
La foule des Rameaux
Nous entrerons dans la Semaine sainte
par le porche que constitue la fête des Rameaux.
Ne sommes-nous pas, chrétiens, plus souvent que
nous ne le pensons, cette foule des Rameaux ? Celle
qui acclame le Fils de David en jetant manteaux et branches
d’arbres sur le passage de l’étrange
cortège : Le Maître monté sur une
ânesse, et ses disciples, dont la peur et le trouble
intérieurs ne sont guère atténués
par le fragile enthousiasme d’un instant.
Et ils ont raison les disciples…
car la foule est changeante et ils n’en sont pas
très éloignés. L’histoire
est riche en exemples de retournements de la foule.
Elle met rapidement à mort ceux qu’elle
a encensés. Elle vous redresse en un tour de
main ceux qu’elle avait ignorés. Le seul
qui ne se fait guère d’illusion c’est
bien – à cet instant de l’Évangile
– celui qui la connaît le mieux et qui lui
a si souvent parlé.
Il ne l’a pourtant jamais flattée,
il ne lui a pas fait de fausses promesses. Il l’a
même parfois rudoyée mais toujours au nom
de cette vérité et de cette justice dont
il était, au nom de Dieu, le messager et même,
beaucoup plus, l’incarnation et la présence.
Il a guéri ses malades, nourri ses affamés,
rendu leur visage et leur nom à ses anonymes.
D’ailleurs, pas d’inquiétude
apparente… Pour l’heure ils sont là.
C’est à celui qui crie le plus, qui chante
plus fort que les autres, qui trouve le meilleur qualificatif
: « Envoyé du Seigneur, Prophète,
Fils de David » et j’en passe sûrement…
À l’applaudimètre de la foule, Jésus
est vainqueur. Il ne sera pas arrêté. Pensez
donc ! Elle réagira, la foule, elle fera barrage…
Vous la sonderiez sur le champ qu’elle serait
ébahie, la foule, si vous envisagiez la moindre
menace pour celui qui lui a rendu espoir et courage.
Mais elle changera rapidement d’avis
et réclamera la mort, quitte à verser
quelques larmes, en se frayant une place sur les bords
du chemin qui conduit au Golgotha.
Nous sommes, encore aujourd’hui, cette foule qui
acclame et qui condamne. Tous, à différents
niveaux, sous différents visages. Sans exception…
Et si, dans cette foule, avaient lieu quelques actes
de conversion ? Ils suffiraient sûrement pour
proclamer, à la face du monde, que les paroles
et les actes de celui que l’on a crucifié,
en dépit des violences ou des ralliements à
ceux qui veulent la mort du juste, sont le signe que
l’Amour peut traverser le pire, pour être,
parce qu’il s’agit de Dieu, source et don
de la vie éternelle…
Mgr André DUPLEIX
Secrétaire général adjoint
de la Conférence des Evêques de France
Billet paru dans le Courrier hebdomadaire, mars 2008 |
Initiatives
Fête des Rameaux et JMJ
« Nuit blanche à Béziers », «
découverte de l’Océanie » à
Lyon, « Oser Jésus » à Grenoble…
la fête des Rameaux sera cette année pour de nombreux
jeunes une étape de préparation aux prochaines
Journées mondiales de la Jeunesse qui se dérouleront
à Sydney en juillet 2008.
- Diocèse de Clermont
« Souffle
imprévisible, Esprit de Dieu » est le thème
des Journées de la jeunesse prévues les 15
et 16 mars, à Pontgibaud. A la veille de Pâques,
chaque jeune est invité à réfléchir
au rôle que joue l’Esprit Saint au cœur
de sa vie. Ces journées seront aussi pour certains
d’entre eux une étape préparatoire au
grand rassemblement mondial de Sydney.
- Province de Montpellier
Les 5 diocèses de la province de Montpellier organisent
le samedi 15 mars 2008 une « Nuit
blanche à Béziers » dans le cadre
des JMJ. Le thème : « S’ils se taisent
les pierres crieront. »
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Grenoble
«
Oser Jésus en 2008 ». C’est l’invitation
faite aux jeunes adultes du diocèse, les 15 et
16 mars. La rencontre annuelle de Rameaux permettra
aux 18-35 ans membres des différents groupes,
mouvements, paroisses du diocèse de vivre un
temps fort en Eglise.
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